Marc Céliandre est magicien et mentaliste à Marignane (13), fondateur de Merlin Magie, boutique de magie en ligne, et créateur de 24 tours dont QRP. Prix CIPI 2025, Prix ICI 2026.
Réserver une prestationDécouvrir mes 24 créationsPas de promesses : des chiffres issus de mon parcours et de ma boutique.
Tout commence dans une cour de maternelle, un jour de carnaval. Il y avait un clown magicien, et je ne me souviens plus de ses tours, seulement de la sensation : un adulte venait de faire vaciller ce que je tenais pour acquis. Ça m’a déjà donné des idées, de celles qui n’ont ni forme ni nom et qui attendent qu’on vienne les réveiller.
Je n’avais pas de mot pour ça. Je n’avais que cette sensation étrange d’avoir vu, une fois, quelque chose que le monde n’était pas censé permettre. Les enfants oublient presque tout de leur maternelle, et pourtant cette scène-là est restée, comme une graine qui attend sa saison.
La suite est presque comique. Dans une grande boîte de jeux de société (petits chevaux, jeu de l’oie), la notice contenait aussi quelques tours à faire avec un jeu de cartes ordinaire. Depuis, je ne suis plus jamais très loin d’un jeu de cartes. À la télévision, j’étais fasciné par Patrick Sébastien, Bernard Bilis et tous ces magiciens qui pliaient la réalité le samedi soir.
En 2002, au mariage de mon cousin, un magicien se produit. Je me dis que ce serait un métier formidable. Mais à l’époque, il fallait trouver les bonnes personnes, les bons livres, les bonnes vidéos : la porte était fermée à double tour. Je suis resté sur le seuil, et la vie a pris un autre chemin.
Pendant des années, cette phrase a continué de vivre en moi, sans suite. Je gardais un jeu de cartes à portée de main, deux ou trois petites choses à montrer, et je faisais ce que font ceux qui n’osent pas encore : je regardais les autres. Je n’ai jamais cessé d’être spectateur, et c’est sans doute pour cela que je sais à quel point le moment appartient à celui qui regarde.
J’ai passé plus de vingt ans dans l’informatique et l’IT : consultant, puis dirigeant, avec des activités de plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires et des organisations de plusieurs centaines de collaborateurs. J’y ai appris à comprendre comment les choses fonctionnent, à décomposer un problème et à en chercher une autre solution. Aujourd’hui, c’est exactement ainsi que naît un tour : d’une impossibilité technique, qui devient une idée d’effet.
Pendant ces vingt ans, la magie grignotait pourtant ma vie comme une marée montante. Je faisais énormément de lives sur TikTok et les réseaux sociaux, et j’utilisais déjà le nom « Merlin », presque par hasard. Je ne le savais pas, mais je m’entraînais déjà pour la suite : des centaines, puis des milliers d’heures devant une caméra, mes cartes à la main.
En 2016, pour mon propre mariage, j’engage évidemment un magicien. Un clown à la maternelle, un magicien en 2002, un autre en 2016 : la magie était venue me chercher trois fois. Cette fois, j’ai compris que je ne voulais plus qu’elle soit un passe-temps. Je rejoins un club de magie et je structure sérieusement mon apprentissage.
Entrer dans un club a tout changé. Pour la première fois, je n’étais plus seul face à un livre ou à une vidéo : j’étais entouré de gens qui parlaient ma langue, celle des cartes, des gestes, du regard et du temps. Avant même d’y entrer, je m’étais construit ma propre culture magique, surtout autour de Jack Carpenter. Au club, elle s’est structurée.
La méthode appartient au magicien, mais le moment appartient au public.
Les rencontres s’enchaînent : André Robert, Benoît Rosmond, puis Jack Carpenter, dont la technique et le travail autour des méthodes de triche m’ont fasciné (nous posons ensemble en 2017), John Guastaferro, qui a bousculé ma manière de penser, Wolfgang Moser, Michel Huot, Masahiro Yanagida. J’ai aussi croisé Bernard Bilis lors d’un week-end CIPI à Blois, et Bruno Rosenblum m’a ouvert le mentalisme, notamment autour de la mémoire. Je n’ai jamais voulu apprendre une succession de tours : je voulais comprendre pourquoi quelque chose fonctionne, et pourquoi le spectateur regarde ici plutôt que là.
Je n’ai jamais suivi les sentiers battus. En France, quand on s’engage sérieusement dans la cartomagie, on tombe naturellement sur Bernard Bilis, Dominique Duvivier et quelques autres grandes références, et j’ai pour eux un immense respect. Mais j’ai très vite voulu aller chercher ailleurs. Chez certains, j’ai pris le goût de la technique et de la précision ; chez d’autres, la construction d’une routine, l’humour, la présentation, cette capacité à transformer un effet simple en quelque chose de très fort. Tout cela s’est mélangé. Je n’ai plus envie de reproduire le style de quelqu’un : j’espère que mes influences se voient assez peu pour qu’on commence surtout à reconnaître le mien.
Créer un tour, pour moi, c’est partir d’une impossibilité et se demander : comment la rendre possible ? Puis : comment faire pour que le spectateur s’en souvienne ? J’ai probablement dix mille idées à la seconde. Certaines n’aboutiront jamais, certaines m’occupent trois mois avant que je comprenne qu’elles sont impossibles, et parfois, quelques minutes après, je sais exactement ce que j’en veux faire.
Ma rencontre avec Damien Vappereau a changé la façon dont ces idées prennent forme. C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier de la création magique et aidé à transformer mes idées en projets proposables à d’autres magiciens. Depuis, on part d’une idée brute (« ce serait incroyable si on pouvait faire ça ») puis on cherche comment la rendre possible, l’améliorer, la présenter. Parfois il arrive avec le moteur, moi avec la carrosserie. Au moins 14 de mes 24 créations portent cette double signature, et je ne vends que ce que j’aurais envie d’utiliser moi-même.
Pendant environ trois ans, j’ai fait énormément de lives sur TikTok et les réseaux sociaux : près de 10 000 heures face caméra. Un spectateur détourne les yeux, cligne des paupières, se laisse distraire. Une caméra ne détourne jamais le regard. J’ai dû réapprendre la misdirection verbale, le rythme, le cadrage, pour recréer un détournement d’attention face à un objectif. De cette expérience naîtra Devenir Magicien 2.0, un guide hybride écrit et vidéo que je peaufine encore.
Mon terrain naturel reste le close-up : à quelques centimètres des spectateurs, on n’a nulle part où se cacher. Mais la caméra m’a forcé à penser autrement. Au bout de dix mille heures, on commence à observer certaines choses ! Je ne prétends pas avoir découvert dix mille nouvelles techniques, mais travailler devant un objectif change énormément de choses : la magie reste la même, les règles du jeu ont changé.
Interruptour vient d’une routine de type « Ici et là » pratiquée vers 2012. Un confrère suisse ayant protégé sa propre routine, j’ai dû partir ailleurs : des ampoules qui s’allument, s’éteignent et changent de couleur. Entre magiciens, c’est presque trop simple ; devant un vrai public, c’est redoutable. Never Late est l’idée de Damien Vappereau : j’y ai apporté la direction artistique, les cartes, les métiers, les noms et l’histoire. Il faut rendre à César ce qui appartient à César.
QRP – Quick Response Prediction est une promesse faite il y a quinze ans. J’avais assisté en coulisses à la mise en place d’une Master Prediction classique et vu toutes ses contraintes. Ce jour-là, je me suis juré d’en faire une seul, sans assistant, sans pré-show, sans forçage, avec des choix réellement libres. Il m’a fallu quinze ans. C’est aujourd’hui ma création la plus importante, et celle que j’utilise moi-même en concours.
J’ai créé et commercialisé les 24 références en environ deux ans. Mes créations de cartes sont aussi vendues par des revendeurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. Mes créations digitales, QRP et toute la série QR, ne sont vendues que sur merlinmagie.fr, et je les commercialise seul : plus de 200 licences vendues pour chacune.
Avant de commercialiser quoi que ce soit, il y a énormément de tests : une idée peut être géniale dans ma tête ou sur une table, et beaucoup moins géniale devant dix personnes. QRP est passé par tout cela, puis il m’a accompagné au Championnat de France 2025 et au concours ICI en 2026. Une partie de mon travail de scène tourne autour de lui : une Master Prediction avec des choix totalement libres, sans complice, sans pré-show et sans forçage classique. Certaines de mes créations ont voyagé jusqu’aux États-Unis, en Europe et en Asie. Mais ce qui compte pour moi, c’est qu’une promesse faite à moi-même, un jour, dans une coulisse, soit devenue un objet que d’autres magiciens utilisent.
En 2025, aux Championnats de France de Magie FFM à Troyes, j’ai reçu le Prix CIPI de scène avec QRP ; le diplôme est une masterclass de deux jours à Blois. En 2026, au concours International Create Illusion des Sables-d’Olonne, j’ai obtenu, ex æquo, le Prix de perfectionnement. J’ai intégré l’Équipe de France Espoir de magie FFM, ce qui m’oblige à pousser plus loin mon numéro de concours. Derrière cinq ou sept minutes de scène, il y a des mois, parfois des années de travail.
Sur la scène de Troyes, en 2025, j’ai présenté mon numéro autour de QRP : la technique, le rythme, les déplacements, la musique, les lumières, le matériel, tout était travaillé. L’année suivante, je suis allé voir le Championnat de France 2026 en spectateur, et plus d’une fois, je me suis dit : « là, techniquement, il va vraiment falloir que je bosse ! » C’est sain, ça oblige à continuer d’apprendre. Mais il faut faire attention à ce que la course à la technique ne devienne pas une finalité : le spectateur ne sait pas qu’on a passé trois ans sur un effet de trente secondes, et ce n’est pas son problème. Ce qu’il doit retenir, c’est l’émotion et la sensation d’impossibilité.
Quand ma dernière expérience dans l’IT s’est terminée, j’ai fait un bilan de compétences : le commerce de détail en est ressorti. Autant le faire dans le domaine que je connais et que j’aime. Merlin Magie est née en août 2024, de la rencontre de mes deux vies, l’entrepreneur et le magicien. Le nom « Merlin », je l’utilisais déjà, presque par hasard, pendant mes lives. Ma règle tient en trois questions : l’effet est-il bon ? Le matériel tient-il la route ? Aurais-je envie de l’utiliser ? Je me considère comme magicien avant d’être vendeur.
Depuis Marignane, j’interviens en close-up, mentalisme et magie numérique pour des mariages, vins d’honneur, cocktails, soirées privées, séminaires et team building, autour de Marseille, Aix-en-Provence, Martigues, Vitrolles, Istres, Arles et Avignon, et dans toute la région PACA. Mon travail de scène se prépare : j’écris un spectacle d’une heure, Et si tu avais su…, où je suis seul avec une vieille boîte à chaussures contenant une montre arrêtée, une lettre jamais envoyée, un billet de train froissé. Il parle moins de magie que du temps qui passe.
Je veux y mêler l’humour, l’illusion et la lecture de pensées pour raconter quelque chose de personnel, mais finalement assez universel, parce qu’on a tous quelque part une boîte comme celle-là. Chaque objet ouvre une porte vers un souvenir, une décision, un moment qui a changé quelque chose ou qui aurait pu tout changer. La mienne contient un clown de carnaval, une notice de jeu, deux mariages. Et si j’avais su, à la maternelle, où tout cela me mènerait ? Je crois que je n’aurais rien changé.
Parce qu’elle dépasse énormément de différences. Une référence humoristique ne passe pas de la même façon en France, aux États-Unis ou en Asie, mais l’effet magique, lui, est universel : quand un très bon effet se produit, pendant quelques secondes, peu importe d’où l’on vient ou ce que l’on fait dans la vie. On regarde tous la même chose impossible, et on retrouve un peu notre capacité à nous émerveiller.
En dehors de la magie ? Pas grand-chose ne réussit à me décrocher : elle occupe quasiment tout mon temps. Je m’intéresse à l’électronique, au développement informatique, aux nouvelles technologies, mais aussi à la philosophie, au temps, aux choix, au hasard. À un moment donné, tout finit par devenir une idée de tour. Si on me demande ce que je fais quand je ne fais pas de magie, la réponse honnête est : je réfléchis à la prochaine chose que je vais faire en magie.
Ne pas confondre apprendre des tours et apprendre la magie. Travailler les fondamentaux, lire les ouvrages de référence, rejoindre un club ou prendre des cours, que je donne moi-même. Si on retrouve deux débutants dans un an, celui qui a suivi un enseignement structuré aura appris moins de tours, mais beaucoup plus de magie. Apprenez moins de tours, mais apprenez-les mieux.
Trois magiciens, trois rendez-vous manqués, puis un déclic définitif.
Prix CIPI 2025, Congrès de la Fédération Française de Magie, Troyes : une masterclass de deux jours à Blois. Confirmé dans le palmarès FFAP 2025.
Prix de perfectionnement, International Create Illusion, Les Sables-d’Olonne, avec QRP (ex æquo). Voir le palmarès officiel ICI.
Cartes, mentalisme, magie numérique. QRP et la série QR sont vendus exclusivement sur ma boutique.
Mariage, vin d’honneur, cocktail, séminaire, team building : décrivez-moi votre projet, je vous réponds.
Merlin Magie, BP 10014, 13721 Marignane Cedex
06 24 34 64 38
Zone d’intervention : Marseille, Marignane, Aix-en-Provence, Martigues, Vitrolles, Istres, Arles, Avignon et toute la région PACA.
Ce que je raconte peut se vérifier : voici les pages officielles et la presse magique qui en parlent.
Magicien et mentaliste professionnel basé à Marignane (Bouches-du-Rhône), spécialiste de cartomagie close-up, créateur de 24 références et fondateur de la boutique Merlin Magie (août 2024).
Principalement autour de Marseille, Marignane, Aix-en-Provence, Martigues, Vitrolles, Istres, Arles et Avignon, et plus largement en région PACA.
Close-up, mentalisme et magie numérique pour mariages, vins d’honneur, cocktails, soirées privées, séminaires d’entreprise et team building.
Exclusivement sur merlinmagie.fr. Marc Céliandre les commercialise seul, avec plus de 200 licences vendues pour chacune de ces créations.
Prix CIPI 2025 (Congrès de la Fédération Française de Magie, Troyes), Prix de perfectionnement du concours International Create Illusion (Les Sables-d’Olonne, 2026), membre de l’Équipe de France Espoir de magie FFM.